Kakemono publicitaire, suspendu ou enrouleur : comment choisir

Marketing

Par Maia

Vous avez déjà cherché un support de communication visuel pour un salon ou un point de vente, et vous vous êtes retrouvé face à une dizaine de références dont les noms se ressemblent tous ? Le kakemono fait partie de ces produits que tout le monde reconnaît en le voyant, mais que peu de gens savent vraiment définir ou distinguer de ses proches cousins.

C’est quoi un kakemono ?

Le mot vient du japonais : « kake » signifie « suspendu » et « mono » désigne une chose. Littéralement, un kakemono est donc un objet que l’on suspend. Dans la culture japonaise traditionnelle, il s’agissait d’un rouleau vertical en soie ou en papier portant une calligraphie ou une peinture, accroché dans une alcôve décorative appelée tokonoma. Ce support a traversé les siècles avant d’être adopté, à partir des années 1990, par le monde de la communication visuelle professionnelle en Europe.

Aujourd’hui, le terme désigne un support publicitaire vertical, imprimé sur une toile synthétique ou un tissu, destiné à être affiché dans un espace commercial, lors d’expositions, de salons ou d’événements. Le format le plus répandu est le format portrait, avec une largeur comprise entre 60 et 100 cm pour une hauteur allant jusqu’à 200 cm. Ce gabarit correspond à une zone de lecture naturelle pour un passant debout.

Que signifie « kakemono » en français dans le vocabulaire commercial ?

Dans le langage courant du secteur de l’impression et de la PLV (publicité sur lieu de vente), le kakemono désigne deux réalités distinctes selon le contexte. La première est le kakemono suspendu classique, sans mécanisme d’enroulement, composé de deux barres en aluminium fixées en haut et en bas du visuel. La seconde est le kakemono à enrouleur, plus souvent appelé roll-up, dont le visuel se rétracte dans un boîtier à la base.

Cette ambiguïté de vocabulaire crée régulièrement de la confusion au moment de passer commande. Un imprimeur qui propose un kakemono publicitaire suspendu sans enrouleur propose un support fixé directement au mur ou au plafond par des câbles ou des crochets, sans boîtier. Ce type de montage est particulièrement adapté aux vitrines, aux espaces retail permanents ou aux cloisons intérieures.

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Quelle est la différence entre un kakemono et un roll-up ?

La confusion entre les deux est fréquente, y compris chez des professionnels du marketing. Le roll-up est un kakemono à mécanisme : la toile s’enroule dans un boîtier métallique posé au sol, et une tige télescopique maintient le visuel déployé. L’avantage principal est la portabilité. Un roll-up se monte en moins de deux minutes, se transporte dans une housse et résiste à des centaines de montages et démontages. C’est le support de référence pour les salons professionnels, les congrès, les événements itinérants.

Le kakemono suspendu, lui, n’a pas de boîtier. Il est composé d’une toile tendue entre deux barres, suspendue par des fils ou fixée à une structure. Son profil est plus fin, son rendu plus aérien. Il s’intègre mieux dans un décor permanent ou semi-permanent, là où le boîtier du roll-up serait visuellement encombrant. Le choix entre les deux dépend donc moins du visuel que du contexte d’utilisation : mobilité et répétition pour le roll-up, installation fixe et esthétique épurée pour le kakemono suspendu.

Un troisième format existe, moins connu : le kakemono recto verso. Ce support permet d’afficher deux visuels différents sur chaque face, ce qui le rend adapté aux espaces de passage où le public arrive de deux directions opposées. Ce format est fréquent dans les galeries marchandes ou les halls d’exposition.

Quels formats de kakemono choisir selon l’usage ?

Le format standard le plus commandé en France est le 80 x 200 cm. Il offre une surface suffisante pour un visuel percutant tout en restant discret dans un espace réduit. Pour les salons et les expositions, les formats plus larges (100 x 200 cm ou 120 x 200 cm) permettent d’occuper davantage l’espace visuel et de se démarquer dans un environnement saturé de supports.

Les formats sur mesure existent chez la plupart des imprimeurs spécialisés. Un kakemono destiné à l’extérieur devra être imprimé sur une toile traitée contre les UV et l’humidité, avec des finitions renforcées aux points de fixation. Pour un usage intérieur classique, une toile polyester standard suffit, avec une impression en haute définition pour garantir un rendu net même de près.

Le choix du format doit aussi tenir compte du fichier de création fourni. Une image de faible résolution agrandie sur un format 120 cm de large donnera un rendu pixelisé. La règle générale est de fournir un fichier à 72 dpi minimum à la taille finale d’impression, ou à 300 dpi si le support est destiné à être vu de très près.

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Comment fonctionne l’impression d’un kakemono ?

L’impression numérique grand format s’est généralisée à partir des années 2000, remplaçant progressivement la sérigraphie pour les tirages courts. Aujourd’hui, la quasi-totalité des kakemonos publicitaires sont produits par impression jet d’encre sur toile synthétique, avec des encres à base de solvant ou à base d’eau selon les matériaux utilisés.

La toile la plus courante est le polyester tissé enduit, offrant un bon compromis entre solidité, légèreté et qualité d’impression. Certains supports haut de gamme utilisent du tissu stretch pour les kakemonos tendus sur cadre, ou du papier vinyle pour des effets de surface spécifiques. Le recto verso impose l’utilisation d’une toile opaque pour éviter la transparence entre les deux faces.

Les délais de production varient selon les prestataires et les volumes. Un kakemono standard en service express peut être livré en 48 à 72 heures après validation du fichier. Pour des commandes en plusieurs exemplaires ou des formats hors-standard, compter généralement cinq à sept jours ouvrés.

Où utilise-t-on les kakemonos publicitaires ?

Les salons professionnels et les foires commerciales restent le premier terrain d’utilisation. Un stand bien équipé associe souvent un ou deux roll-ups en fond de stand avec des kakemonos suspendus au-dessus pour maximiser la visibilité à distance. Ce double niveau de communication visuelle permet d’attirer l’attention à plusieurs mètres de distance.

Les points de vente physiques constituent le second usage majeur. Un kakemono suspendu en vitrine ou en entrée de magasin signale une promotion, une nouveauté ou une identité de marque sans mobiliser de surface au sol. Les pharmacies, les agences bancaires et les enseignes de prêt-à-porter utilisent ce format depuis une vingtaine d’années pour animer leurs espaces sans recourir à des travaux d’affichage permanents.

Les établissements d’enseignement, les collectivités locales et les associations utilisent également les kakemonos pour leurs événements ponctuels : journées portes ouvertes, campagnes de sensibilisation, expositions temporaires. Le rapport entre le coût de production et l’impact visuel obtenu explique la persistance de ce support face aux écrans numériques, dont les coûts d’installation restent nettement plus élevés.

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